La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



mercredi 2 novembre 2016

Deux BD (sinon rien)

Étienne Davodeau, Les Ignorants, 2011, Futuropolis.

Une BD bien connue que je découvre à mon tour avec joie.

Davodeau met en scène une double initiation : lui découvrant le métier de vigneron et Richard découvrant celui de la BD. Dans les deux cas, on part de zéro. Ce livre est passionnant et je l’ai lu avec grand plaisir. Il donne envie de se mettre à lire la BD en nous mettant plein de dessinateurs sous les yeux et de se mettre à déguster du bon vin en nous décrivant tout l’amour du métier de vigneron. C’est un livre gourmand !
Le dessin est simple et rend hommage à la beauté des vignes, des outils exotiques, des gestes techniques.
Des gestes, des histoires.

Les avis de Christophe et de Val
Davodeau a aussi écrit Le Chien qui louche.



Guy Delisle, Chroniques birmanes, 2007.

Guy Delisle voyage, armé de papier et de crayon, et d’une poussette pour son fils Louis. Le voici à Rangoon, capitale de la Birmanie, pour accompagner sa femme qui travaille pour MSF. L’occasion de croquer ce pays, ses habitants et sa dictature, tout en nous présentant le travail de l’ONG. Le régime militaire, les habitudes alimentaires, les fêtes, les maladies, les difficultés d’approvisionnement, tout y passe.
Delisle s’intéresse surtout à son quotidien et à celui des Birmans, pour ce qu’il peut en connaître, et délaisse tout ce qui a trait au tourisme habituel, en traitant ce thème par de minuscules vignettes répétitives (un avion, un temple, un paysage, etc.).


C’est ainsi qu’un crapaud tombe du plafond, que le courrier et les journaux sont censurés, que l’on conduit à droite avec des voitures japonaises et que la capitale est déménagée au milieu de la forêt sans que personne n’ait été prévenu et pour une raison non identifiée.
Le ton est simple, alliant affection et ironie, mais au bout d’un moment j’ai trouvé que ces historiettes trouvaient leur limite.

Lire au Québec. Delisle est aussi allé à Pyongyang.

L’avis d’Estelle.




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