La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



mercredi 23 août 2017

Il est ridicule d’avoir des mots avec un nuage lorsqu’on est le soleil.


Ambrose Bierce, Les Fables de Zambri, traduit de l’américain par Thierry Beauchamp, édité en France au Dilettante, parution originale 1874.

Une vieille renarde et ses deux petits étaient poursuivis par des chiens lorsqu’un des renardeaux s’arrêta brusquement. Il s’était enfoncé une épine dans la patte et ne pouvait plus avancer. La mère envoya l’autre pour surveiller la meute et entreprit d’ôter l’épine avec une tendre sollicitude. À peine eut-elle fini que la sentinelle donna l’alarme.
« À quelle distance se trouvent-ils ? demanda la mère.
- Tout près, dans le champ d’à côté, répondit le renardeau.
- Tu parles qu’ils sont près ! répliqua-t-elle. Bah, je suppose qu’ils se contenteront d’un seul renard… »
Cette excellente mère replanta l’épine dans la patte blessée et décampa sans demander son reste.
Cette fable prouve que l’humanité n’a pas le monopole de l’affection maternelle.



Destination PAL – la liste complète des lectures d’été.

Je suis en vadrouille. Je vous laisse avec quelques fables zambriennes.

4 commentaires:

  1. Je ne connaissais pas, merci pour la découverte, et bonnes vacances !

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  2. J'ai lu ta liste des lectures d'été et je suis impressionnée ! Tu as vraiment lu tout ça ? Si oui, le chat a dû bien ronronner ;-)

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    1. Oui oui ! J'ai pas mal pris le train et glandé sur canapé, aussi. Mais effectivement, sans l'aide ronronnante de Puce, je n'y serais pas arrivée.

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