La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



samedi 17 janvier 2026

À Saint-Chamas, la petite Camargue

 

Le blog passe par les Bouches-du-Rhône. Nous voici dans le secteur de l'étang de Berre, cette mer intérieure qui baigne Martigues et qui rejoint la Méditerranée à Port-de-Bouc via le chenal de Charonte.

Si vous prenez le train entre Marseille et Arles, vous verrez auprès de cette grande étendue bleue une étrange chapelle posée toute seule en haut de son rocher. Mais si vous avez la curiosité de vous arrêter là, il y a de quoi occuper votre journée. Nous sommes donc à Saint-Chamas.

Il y un petit centre ville ancien quadrillé de maisons colorées et plusieurs aqueducs et ponts ferroviaires tout à fait impressionnants.

Sur le fameux rocher, qui est donc le rocher du Baou, se trouve la chapelle de la Miséricorde (mais aussi des habitations troglodytiques).

À la sortie de la ville on peut admirer un très beau pont romain, le pont Flavien, qui enjambe la Touloubre d'un seul élan de son arche unique. Deux arcs de triomphe y donnent accès, avec des rinceaux et de lions (un seul est romain, les autres sont plus récents). Il date du 1er siècle de notre ère et d'après Wikipedia : "C'est le seul pont romain au monde à avoir conservé ses arcs." Excusez du peu.

À noter que le pont a servi aux véhicules jusqu'en 1945 : qualité romaine.

Les piétons peuvent toujours l'emprunter (on est à la sortie de Saint-Chamas, près d'un rond-point).

Si vous suivez le cours de la Touloubre, vous arriverez, après une petite marche, à la zone des Palous, c'est-à-dire à la Petite Camargue, un lieu magique où les oiseaux ont élu domicile. Ce n'est pas la vraie Camargue, mais un endroit qui y ressemble, plat, où l'eau douce et l'eau un peu saumâtre se mêlent, où les oiseaux se posent et élèvent leurs petits.

Rien à l'horizon... mais on voit bien que l'étang de Berre est presque fermé. Des canards divers, des cygnes...

Un héron, le roi de l'étang !

Installez-vous avec votre pique-nique et ouvrez les yeux et les oreilles (il n'y a pas d'ombre, n'oubliez pas votre chapeau). Sortez les jumelles du sac. Vous aurez l'impression d'être parti très loin de la ville durant quelques heures.

Les grands flamants roses...

Prenez garde à la saison : toutes les espèces ne sont pas présentes en permanence et à partir du mois de mars, le secteur est interdit aux marcheurs pour respecter la tranquillité des nids.





Voilà. Après ce pique-nique en pleine nature, la semaine prochaine nous arpenterons des rues anciennes, mais toujours dans les Bouches-du-Rhône.
Histoire de prolonger le séjour en Provence et en Camargue, je propose de lire un tire de Jean Giono au choix pour le jeudi 2 avril.

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