La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



mardi 12 juin 2012

Les préjugés étaient comme des échardes dans les mains et les certitudes s’accompagnaient d’un hérissement de l’estomac.

Leonardo Padura, Adios Hemingway, traduit de l’espagnol (Cuba) par René Solis, 1e parution au Brésil en 2001, Paris, Métailié, 2005.

Un petit livre qui a attiré ma curiosité car il mêle Cuba et Hemingway. C’était une lecture agréable, prenante, même si je ne suis pas certaine qu’il en reste grand chose dans quelque temps.
Le récit se place vers la fin des années 90, à Cuba. À la Finca Vigía, la maison d’Hemingway, devenu un musée mort depuis longtemps, un ouragan a déraciné un arbre et déterré un cadavre et les deux balles qui l’ont tué. La police confie l’enquête au Conde, flic à la retraite, un peu écrivain, ex admirateur de l’américain. Il se plonge dans la vie d’Hemingay, rencontre les derniers survivants de cette époque… et boit du rhum.
En parallèle, on suit quelques heures de la vie d’Hemingway, âgé, alcoolique. Le roman évoque sa vie violente, son goût pour les armes, la chasse et la tauromachie, la vie guerrière sous toutes ses formes. Ça n’en fait pas un portrait très sympathique mais troublant, humain, empreint de pathétique et de puissance.

Bar Hemingway à Turku (Finlande)
image M&M.
Le roman de Padura est court, se penche plus sur Hemingway (très envie de relire ses livres maintenant) que sur Cuba, à l’exception du rhum et des combats de coq. C’était une parenthèse agréable dans le temps. Ah… et la petite culotte d’Ava Gardner fait une superbe apparition.


Je n’ai pas trouvé qui avait tué le mort, ni qui diable cela peut être. Mais j’ai découvert une chose triste, personnelle et définitive, j’ai découvert qui je voudrais qui soit l’assassin.
-       Mais cela, Conde, toute la Havane le sait… Ce qui est incroyable, c’est qu’il t’ait autant plu à une époque.
-       J’aimais sa façon d’écrire.
-       À d’autres, mais pas à moi. Tu aimais aussi le bonhomme.

Nouvelle participation au challenge les 12 d’Ys d’Yspaddaden pour la catégorie auteurs latino-américains". Et d'ailleurs l'avis d'Yspaddaden sur ce livre.


2 commentaires:

  1. Je t'engage à lire "Les brumes du passé", l'intrigue est beaucoup plus prenante.

    RépondreSupprimer
  2. Ah je note ce titre, c'était mon premier Padura.

    RépondreSupprimer

Les commentaires sont libres mais ça empêche pas chacun d'être responsable de ce qu'il/elle écrit (ou, comme le dit une amie, "Ce n'est pas une raison pour faire les cons").