La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



dimanche 17 juin 2018

Rome, deux églises en haut du Quirinal

Retour à Rome
Après un billet consacré au quartier du Trastevere et un autre à la Villa Farnesina, changeons du tout au tout. Aujourd’hui, les hauteurs du Quirinal. Un quartier bien moins sympathique avec ses bâtiments officiels (résidence présidentielle), ses barrières, ses longues rues bien droites avec les voitures et les autres où il y a plein de touristes… Mais il y a de très belles églises ! Simplement deux pour aujourd’hui, deux églises quasi jumelles.

Rendez-vous au carrefour des Quatre Fontaines. Entre les voitures et les feux de circulation, le Tibre, l’Arno, Diane et Junon prennent la pause.



San Carlo alle Quattro Fontane
Cette église est un petit bijou. Elle a été édifiée par Borromini. Façade baroque avec alternance de lignes concaves et convexes qui ondulent avec élégance et presque avec légèreté.
À l’intérieur, l’église est ovale, avec une coupole elliptique. Les caissons rapetissent en se rapprochant du sommet, pour accentuer l’impression de hauteur. Les éléments architecturaux sont recouverts de plâtre et de stuc (il n’y avait pas d’argent pour la construction) et cette blancheur apporte une grande clarté à un tout petit édifice.
Il y a aussi un petit cloître et une crypte où aurait dû reposer Borromini s’il ne s’était pas suicidé.


Sortez, prenez à gauche, passez devant le parc où l’on peut manger son sandwich tranquillement et vous atteignez :

Sant’Andrea al Quirinale
Ah ce n’est pas le même style ! Ici, c’est Bernin qui est aux manettes ! Sur un espace là-aussi restreint, nous retrouvons une coupole en ellipse. La lumière entre par les fenêtres de la coupole et du lanternon, elle est reflétée par tous ces caissons dorés.
La statue de Saint André qui surmonte le maître autel est du Bernin. C’est plutôt spectaculaire.


Il vous reste des jambes ? Un petit tour à Santa Maria della Vittoria s’impose (un chef d’œuvre du Bernin y repose) ou à Santa Maria della Concezione (avec une crypte pleine de squelettes, d’un goût ignoble). Ou alors au Palais Barberini pour admirer un ou deux Caravage et des choses de ce goût-là.

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