La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



mardi 28 avril 2020

Moi foi, je resterai toujours un Japonais qui ne boit pas.

Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi, Le Gourmet solitaire, traduit du japonais par Patrick Honnoré et Sahé Cibot, lettrage Vincent Lefrançois, parution originale 1997, édité en France par Casterman.

Encore une relecture de douceur (il faut bien ça en ce moment).
Me voici à nouveau dans les pas du narrateur, un VRP, qui s’arrête manger là où son travail l’amène. Petit restaurant de quartier, sushi bar, restauration à emporter… il aime bien les bonnes choses sans être difficile. À chaque fois, le voici en train d’errer en quête de la bonne adresse, d’hésiter sur ce qu’il doit prendre et sur ce qui lui fait envie, de commander trop de choses, de manger (trop) et de fumer une cigarette en sortant.
Un plaisir de relecture, qui amène plein de souvenirs en tête. Quand je ne suis pas chez moi je ne sais jamais où manger et je peux rôder longtemps à la recherche de l’établissement qui a l’air pas trop ceci, mais un peu cela, et quand même comme ci comme ça. Mais il y a aussi le restaurant du quartier dont la terrasse en pente coincée entre les scooters et les pigeons ne paie pas de mine (mais c’est TROP bon). J’ai souri devant les takoyaki d’Osaka : il y en a de délicieux à Marseille – justement ! Il y a des repas qui valent par la vue, l’ambiance, le silence, les souvenirs ; tout cela n’est pas que de la nourriture. Il y a les us et coutumes et les codes sociaux propres à chaque lieu (vous aussi, vous aimez prendre votre café au métro ou au routier de la gare de Fos ?)
On trouve plusieurs allusions aux textes que les écrivains japonais rédigent sur tel ou tel plat, textes entraperçus lors de lecture récente du Club des gourmets.
Après cela, on a envie d’aller au restaurant (c’est ballot).



Encore merci Estelle pour la relecture !

7 commentaires:

  1. Je n'apprécie pas Taniguchi parce que je trouve son dessin monotone, voire déprimant...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je vois ce que tu veux dire, un peu triste et figé, sans fantaisie. Mais dans ces histoires courtes, je trouve qu'il y a une adéquation entre les dessins et le ton et les réflexions du personnage. Une certaine mélancolie, mais qui est aussi la mienne.

      Supprimer
  2. Eh bien moi je ne te dis pas merci parce que là, j'ai un gros coup de nostalgie pour les takoyakis, le petit resto marseillais avec trois tables près des scooters...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En ce moment, Marseille est presque aussi loin de Paris qu'Osaka...

      Supprimer
  3. Tiens, je le relirais bien (mais rien sous la main)
    Quant à aller au restaurant, j'avoue que je ne suis jamais allée dans un restaurant japonais

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Alors il faut que tu viennes à Marseille. D'abord c'est exotique. Ensuite, tu pourras manger comme à Osaka une bonne soupe de nouilles ou une boule riz avec du poisson ou du curry maison ou des beignets de poulpe ou un gâteau au haricot rouge !

      Supprimer
    2. Miam! J'ai essayé (en restau chinois) un sushi, et bof. Mais il y a autre chose, bien sûr. La cuisine chinoise, j'aime (bof le tofu quand même)
      Marseille? C'est à plus de 100 km de chez moi, laaaaaargement! ^_^

      Supprimer

Les commentaires sont "modérés" en espérant ne plus avoir droit à compter les escaliers et les feux rouges (Blogspot enquiquine le monde). Si le compte Google ne marche pas, vous pouvez juste indiquer votre prénom (et croisez les doigts). Merci !