La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



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samedi 8 avril 2023

Près de Gênes, les Cinque Terre

  

Dernier jour du blog à Gênes. Aujourd’hui on sort de la ville et on part à la découverte des Cinque Terre (enfin, de due des cinque terre).

Les Cinque Terre, ce sont 5 villages accrochés au rocher, au-dessus de la mer. Les villages sont associés à un terroir, où l’on peut randonner, mais surtout cultiver la vigne et les oliviers. C’est extrêmement touristique – j’ai entendu des Français trouver ce paysage absolument « incroyable », ça me semble un peu exagéré – mais, bref, c’est tout à fait charmant et agréable pour changer d’air et sortir de la ville.


Les cinq villages sont : Riomaggiore, Monterosso, Vernazza, Corniglia et Manarola. Ils sont reliés par des chemins de randonnée, si vous vous sentez d’attaque, et par le train. En été, un train toutes les 30 minutes et il vaut mieux acheter une carte de train dédié pour sillonner à volonté. En novembre, un train toutes les heures, c’est plus calme. Il y avait quand même du monde à mon goût.

J’ai donc visité Manarola et Vernazza.


On commence par Manarola.

Le site est très beau, avec ses maisons de toutes les couleurs au-dessus du rocher noir et de la mer bleue. En hiver, à la nuit tombée, on peut voir la crèche lumineuse créée au fil des années par Mario Andreoli (mort très récemment) (ici un article avec des photos)

C'est photogénique.



À gauche, l'église San Lorenzo.


Le Santuario di Volastra et son cimetière perché au-dessus de la mer. Malheureusement fermé quand j'y suis allée. C'est vrai que l'on a l'impression d'être partie loin, loin.


On y déguste de la focaccia, de la glace à la noisette et du café (oui, je me suis nourrie de ça pendant tout le séjour). Et j’ai échangé avec un vendeur sur les mérites comparés de la socca, des panisses et de la farinata (vive le pois chiche !).


Passons à Vernazza.


La petite place autour du port. Évidemment, c’est aussi très photogénique. Ce sont des villages dont on a vite fait le tour, mais voilà, on s'y balade, on prend des photos, on se pose, on rêvasse.
Alors moi, j’y ai acheté du vin blanc.

Ici, église Santa Margherita di Antiochia, avec des fenêtres ouvrant sur la mer.


Voilà, il est temps de rentrer à la maison ! Un bref séjour qui m’a donné envie de rester bien plus longtemps dans ce beau pays et de revenir.

J'espère vous avoir donné envie de vous y rendre !

Tous les billets sur Gênes : Partir à Gênes : balade dans les rues ; tournée d'églises ; tournée de palais ; Palais Royal et palais Spinola.


La semaine prochaine, nous débuterons une grande tournée touristique au fil des régions françaises (comme les magazines de voyage qui lancent leur sujet « où je pars cet été » à cette saison).

 


samedi 1 avril 2023

À Gênes, Palais Spinola et Palais Royal


Le blog est à Gênes et aujourd’hui il pousse la porte de deux palais majeurs de la ville.

 

Nous commençons par le Palazzo Spinola.

Note : plusieurs palais portent le nom de Spinola, accompagné de divers noms ou prénoms, comme vous l'avez peut-être noté la semaine dernière. La famille semble présente à Gênes depuis le Xe siècle. Elle compte des marchands, des militaires, des dignitaires religieux, le tout pendant plusieurs siècles, c’est-à-dire jusqu’à aujourd’hui. Il y a même une fondation qui distribue des bourses d’études aux chercheurs qui étudient l’histoire de Gênes.

Quatre palais Spinola sont implantés Via Garibaldi. Mais celui d’aujourd’hui se trouve Piazza di Pellicceria. Il a été offert par la famille à l’État italien et abrite tout à la fois un palais aristocratique et les collections de la Galleria nazionale della Liguria.


 

L'une des façades du palais Spinola, étroitement inséré dans le tissu urbain, n'est-ce pas.


À l'intérieur, quelques salons aristocratiques dont les peintures rappellent les hauts faits militaires de quelques membres de la famille.


C'est virtuose.


Il y a une très élégante et très charmante mini galerie des glaces, réalisée par Lorenzo de Ferrari.


Sculpture d'un certain Francesco Baratta le jeune, datée de 1704, représentant un membre de la famille Spinola, originelle ment placée dans une église et installée sur le palier.


Les collections de Ligurie comprennent de très belles céramiques et porcelaines...

... mais aussi des peintures remarquables, de Tintoret ou de Luca Giordano. Ici un Ecce homo d'Antonello da Messina, d'une beauté exceptionnelle, et ce Portrait de Giovan Carlo Doria de Rubens. J'adore le cheval, avec cette longue crinière blanche ondulée et ces grands yeux noirs pleins d'éclat.

 

Prenez le temps de déguster une glace à la noisette et un café, et hop, rendez-vous au Palais Royal.

Le palais a été construit pour la famille Durazzo au XVIIe siècle et il est devenu Palais royal en 1824 quand il fut acheté par le roi de Sardaigne. Il a été légué à l’État italien en 1919.


C'est la façade sur cour.

Cour qui s'ouvre, via ce portique, sur un jardin en terrasse, avec vue sur le port.

Le jardin terrasse avec son bassin au centre, mais surtout cette incroyable mosaïque en galets noirs et blancs, représentant des animaux fantastiques et des architectures de fantaisie.

L'intérieur est classiquement aristocratique et luxueux.


De très belles sculptures.

Coup de coeur pour le parquet fabriqué par Henry Thomas Peters sur un dessin de Giacomo Varese.


Par les fenêtres... Depuis les étages et le portique, nous voyons s'étager les différents plans d'une architecture du 17e siècle, et les installations portuaires, 20e et 21e siècles, avec le porte-conteneurs et le bateau de croisière. C'est Gênes.

Les précédents billets :
Partir à Gênes : balade dans les rues ; tournée d'églises ; tournée de palais

La semaine prochaine, nous excursionnerons à quelques kilomètres de Gênes. Ce sera le dernier billet.


samedi 25 mars 2023

À Gênes, de palais en palais

 

Le blog est à Gênes. Et il voit de bien belles choses.

Au XVIe et au XVIIe, Gênes est rivale de Venise. Les grandes familles aristocratiques se font construire des palais somptueux, dont plusieurs sont concentrés sur l’actuelle Via Garibaldi (ancienne Strada Nuova ou Via Aurea), légèrement éloignée du centre historique de l’époque. La noblesse constituait alors le gouvernement de la République de Gênes. Aujourd'hui, l'ensemble est classé à l'Unesco.


Aujourd’hui, nous nous contenterons de flâner et de poser le pied dans l’entrée de plusieurs de ces merveilles. En général, les portes sont ouvertes et l'on peut donc sans problème s'aventurer sur une courte distance, juste pour admirer.


Palazzo Giovan Battista Spinola Doria, toujours propriété de la famille Doria. L'entrée est sympa pour une maison de famille.


Le Palazzo Angelo Giovanni Spinola (aujourd'hui la Deutsche Bank). On doit pouvoir entrer en carrosse, c'est confort.




Le très beau Palazzo Nicolosio Lomellino ou Palazzo Podestà. Une belle façade...


... qui cache une entrée aux couleurs harmonieuses élégantes, le stuc blanc sur fond bleu... et si vous suivez le passage sous le porche...



il y a un nymphée !


 Je crois que c'est dans le même palais, c'est sobre, c'est de bon goût.


Le palazzo della Meridiana qui a malheureusement perdu son merveilleux jardin et sa grotte artificielle, faite de rocaille et de mosaïque.

Rubens est venu à Gênes et a pu tout à la fois visiter plusieurs de ces palais et y travailler, ce qui explique que plusieurs de ses toiles ornent les demeures et églises de la ville. Il a même décrit et dessiné ces bâtiments et publié en 1622 un ouvrage intitulé Palazzi di Genova.


Trois palais (Tursi, Bianco et Rosso) sont regroupés pour former un musée d’art, les Musei di Strada Nuova. Ils rassemblent une collection de peintures remarquables, une terrasse très agréable et il cannone, le violon que Paganini a légué à sa ville natale.

Le jardin-terrasse avec ses arbres (je me demande dans quoi ils sont enracinés) et son bassin.


La façade sur rue.


Plusieurs pièces sont ornées par les décors complexes de Gregorio Ferrari, de Piola et de Viviano.
Je ne suis pas vraiment fan du style des peintures, loin de là, mais j'aime beaucoup l'humour et l'effet visuel de ces personnages dont des membres pendent dans le vide, en relief, puisque le bois ou le stuc prennent le relais de la peinture plate. Une jambe se balance par-dessus les ors, un putti montre ses fesses dodues, les figures sortent du cadre et nous surplombent. C'est inventif et dynamique.
Tout cela pour dire que l'école génoise de peinture rassemble quelques artistes majeurs qui ont contribué à l'ornementation de leur cité et dont nous pouvons toujours admirer les oeuvres.

Évidemment, en restant plus longtemps, on peut réserver des visites guidées pour aller admirer les fresques et les peintures et les tout ça (sans rien comprendre à l'italien).

Partir à Gênes : balade dans les rues ; tournée d'églises
La semaine prochaine, nous pousserons la porte de deux palais.

 

samedi 18 mars 2023

Gênes, tournée d'églises


Le blog est à Gênes.

Au petit-déjeuner, j’ai englouti de la focaccia et un capuccino (je vous le conseille : c’est bien nourrissant et ça permet de crapahuter toute la matinée), mais aussi du beau raisin rose.

Pour ce premier jour, ce seront les églises ! Mon hébergement étant situé à deux pas de la cathédrale San Lorenzo, il serait dommage de ne pas en profiter.

La façade était en réfection, la photo de gauche est donc issue de Wikipedia. À droite, un détail par mes soins : vous voyez la belle harmonie de ces pierres colorées et la délicatesse des motifs. L'édifice a été conçu au XIIe siècle et presque constamment remanié depuis.

 

L'intérieur, un sobre berceau roman, assez solennel.


La très belle chapelle Saint Jean-Baptiste qui abrite les ossements de Saint Laurent. Et je me laisse aller à mon plaisir : photographier les magnifiques sols de marbre polychromes.

Les tours et le musée du Trésor se visitent.


À quelques pas de là se tient l’église del Gesù dédiée à Saint Ambroise et construite par les jésuites. C’est baroque. Comme dit un de mes proches amis « ils ont pris toutes les options » : carrelage en marbre polychrome, stucs, peintures, sculptures, figures peintes en relief, etc.


Une classique façade baroque, relativement sobre, mais qui reflète la structure intérieure.

Les voyez-vous ces peintures sur des panneaux posés devant l'architecture ? Ils viennent devant les arcs et les fenêtres.
L'église conserve des peintures de Guido Rend, de Rubens et de Simon Vouet.

Des marbres de toutes les couleurs. Des motifs ornementaux variés, des motifs héraldiques, des messages subtils...



Lançons-nous à présent dans les ruelles, au petit bonheur la chance... et nous tombons évidemment sur l'église San Pietro in Bianchi, une église du XVIe siècle construite sur une terrasse, puisque le soubassement abrite plusieurs boutiques. L'édifice a été en grande partie reconstruit après un bombardement de 1942  qui l'a gravement endommagé. La façade a un beau portique. C'est un escalier qui relie l'église à la Piazza Banchi. Sur la façade, des fresques du XVIIe siècle.



L'intérieur est tout blanc ! Marbre blanc orné de très beaux motifs.

J'ai également visité l'église San Luca, l'église San Siro... mais je préfère vous épargner.

Quand même un petit coup d'oeil sur la très grande église Santissima Annunziata del Vastato. Le guide dit que l'on est en plein baroque génois. Effectivement, c'est fastueux.


Me voici attirée par une grande façade. J'entre dans l'église San Filippo Neri



Une belle voûte unifiée qui permet à un décor peint de s'étaler largement et de bénéficier de la lumière venue des fenêtres hautes. Il y a des peintures, des sculptures et tout ça. Et un petit pavé devant la porte signale que Paganini, l'enfant de la ville, a donné ici son premier concert en tant que soliste. C'était le 26 mai 1794.


 

Il faut que j’y retourne : je n’ai pas vu toutes les églises ni tous les couvents, ni l’église qui conserve des œuvres de Pierre Puget, sculpteur et peintre marseillais !

Les semaines précédentes : Partir à Gênes ; balade dans les rues.

La semaine prochaine, une vie de palais.