Kew ou Kew Gardens ou les jardins botaniques royaux de Kew, c'est 121 hectares de bonheur, 30 000 végétaux et un centre de recherche en botanique. L'herbier contient 7 millions de spécimens. Le lieu est classé à l'Unesco. Et nous sommes dans la riche banlieue ouest de Londres.
Pour origine, il y a des jardins d'agrément privés aménagés au 18e siècle. La pagode chinoise date de cette époque, ainsi que plusieurs maisons du parc. Mais c'est au 19e siècle que les jardins deviennent des jardins botaniques nationaux. Le lieu s'agrandit considérablement, tout comme les horaires d'ouverture au public. Les grandes serres dites victoriennes sont construites à cette époque et l'herbier commence à être constitué – parce qu'on est dans un lieu de science et de recherche. L'empire britannique approvisionne les jardins en plantes de toute sorte (et oui, c'est aussi un produit colonial). Le jardin est aménagé de façon à créer des vues et des panoramas, des promenades naturelles.
Le lieu est infini : serre tropicale, serre subtropicale, serre de climat hyper sec, serre de nénuphars géants, étang, petites architectures de fantaisie, jardin japonais, 800 peintures de Marianne North (mais quelle vie pour cette femme !), roseraie, arboretum...
Vous avez l'impression que je radote ? Et bien vous n'avez pas tort, puisqu'il s'agit du troisième billet que je consacre à Kew, à l'occasion de ma quatrième visite. Mais ce n'est pas faute si je suis envoutée par cet endroit.
Donc, début novembre 2025, je suis à Londres et je me prépare à re-re-re-revisiter les jardins de Kew, en me disant que j'exagère peut-être, que je ne prendrai pas trop de photos et que je ne rédigerai pas de billet de blog. Les bonnes résolutions.
Las. Une fois entrée, quelques minutes à peine après avoir bu mon café au lait, regardez qui voilà :
Un renard ! J'avais déjà aperçu des renards de nuit (en ville ou au bord de la route), mais jamais encore en plein jour ! En train de fureter à la recherche de baies, de vers de terre et d'insectes, indifférent aux paparazzi.
Dès lors, j'ai su que j'allais passer une journée merveilleuse, quoiqu'un peu fraîche.
Pour ce tour de novembre, j'ai délaissé les lieux d'exposition et j'ai privilégié les arbres. Hop, c'est parti.
Qui sont ces grands arbres aux branches duveteuses et jaunes pâles ?
Des mélèzes !!! Que leurs aiguilles sont jolies et élégantes.
Même si j'ai parfaitement conscience que la beauté d'une forêt réside dans le grand nombre d'arbres, dans un parc, on peut se laisser aller au plaisir du portrait individuel. Il y a des individus vénérables, qui ont grande allure, qui méritent un portrait en pied...
On reconnaît sans peine quelques acteurs de film d'horreur, avec course-poursuite en forêt. Il y en a quelques-uns ici qui en ont fait courir des Blanche-Neige... J'aime leurs silhouettes, le mouvement des écorces, les couleurs des feuilles, la couleur des troncs... (dernière photo : un châtaignier).
J'avoue ne pas avoir emprunté la canopy walkway, pour une prochaine fois peut-être.
Les ginkgos biloba et leurs feuilles d'or, toujours un succès.
Je vous rassure, je me suis quand même baladée dans certaines des serres et je n'ai pas manqué de m'arrêter devant le palmier Pinanga subterranea qui fleurit et forme ses fruits sous terre (et c'est encore un mystère pour savoir comment ce machin réussit à être pollinisé).
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