La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



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vendredi 6 juin 2014

Je suis là !

Vous me trouverez ces jours-ci très loin de Marseille, au festival Étonnants voyageurs de Saint-Malo, digne représentante de VendrediLecture (et je suis une rouquine aux cheveux longs et aux yeux bleus avec un sac aux couleurs de VL).


samedi 2 novembre 2013

Humeur hellène



Le pari hellène s’est achevé et voici l’heure du bilan.
En ce qui me concerne, je ne suis pas vraiment satisfaite de moi. Le but de ce pari, je le rappelle, était de considérer que la Grèce pas antique pouvait aussi être intéressante. Hélas ! ma culture m’a piégée et j’ai lu, à tour de bras, Euripide, Sophocle, Sénèque… ou des auteurs s’inspirant de l’Antiquité grecque (Corneille ou Somoza…). Et même Takis Theodoropoulos, auteur grec bien vivant, a pour sujet de prédilection l’Athènes d’il y a bien longtemps. J’ai lu de lui un livre sur Xénophon et un autre sur Socrate. Le piège, vous dis-je !
Il me reste donc Nikos Kazantzakis et notamment son très beau Christ recrucifié. Je retiens également un livre d'amour et de cuisine, Les Liaisons culinaires, et le film de Theo Angelopoulos, L'Éternité et un jour.

Heureusement, je suis sauvée par les autres participants qui m’ont fait découvrir des auteurs dont je note précieusement le nom.

En tête, Miriam qui a lu Dimitris Hadzis, Takis Theodoropoulos, Nikos Kazantzakis, Papadiamantis et vu plusieurs films de Theo Angelopoulos. Je vous invite vivement à vous rendre sur son blog.

Grâce à vous, j'ai repéré et inscrit à mon programme à venir :
une BD de David Prudhomme, Rébético, présentée par Moustafette
Qu'a-t-elle vu la femme de Loth ? de Ioanna Bourazopoulou lu par Marie et Skriban
Le Manucure de Christos Chryssopoulos lu par Grillon
L'Amour dans la neige d'Alexandre Papadiamantis lu par Miriam

Enfin, chez Dominique, la recette du houmous !



TOUT LE BILAN :

Le troll farceur conjugue musique métal et Grèce : 
Septic Flesh 
Virgin Steele et les Atrides.
Du thrash grec  avec Suicidal Angels.
Rotting Christ
Cult of Erinyes
Impaled Nazarene 
Turisas nous emmène à Byzance

Syl. (Thé, lectures et macarons) a lu Le Sacrifice de l'Épouvanteur, t. VI - Joseph Delaney


Marie (et ses addictions) a lu d'HésiodeThéogonie. Les Travaux et les jours. Hymnes homériques et  Qu'a-t-elle vu la femme de Loth ? de Ioanna Bourazopoulou 

Lu aussi Aristote détective de Margaret Doody

Skriban a lu Dompter la bête de Ersi Sotiropoulos, et Qu'a-t-elle vu la femme de Loth ? de Ioanna Bourazopoulou 

Moustafette a lu : 
Rébétiko de David Prudhomme 
La Femme du métro de Mènis Koumandarèas 

Mark et Marcel ont lu : 
Les Liaisons culinaires d'Andréas Staïkos 
Ajax de Sophocle 
Alexis Zorba, Nikos Kazantzakis et le film Zorba le Grec
Antigone de Sophocle
Le Christ recrucifié de Nikos Kazantzakis
Le Roman de Xenophon de Takis Theodoropoulos
Maria Dzielska, Hypathie d'Alexandrie
Vu L'Éternité et un jour de Théo Angelopoulos
Électre de Sophocle
Citrons acides de Lawrence Durrell
L'Univers, les dieux, les hommes de Jean-Pierre Vernant
L'Énéide de Virgile
José Carlos Somoza, La Caverne des idées
Médée d'Euripide
Médée de Corneille
Médée de Jean Anouilh
Et tout le théâtre de Sophocle
Médée de Christa Wolf
Médée de Sénèque

Missy a lu un classique Zorba le Grec de Nikos Kazantzakis et Louis de Bernières, La Mandoline du capitaine Corelli 

Grillon a lu : 
Le Manucure de Christos Chryssopoulos 
un recueil de poésie contemporaine

Laure :
Antigone de Jean Anouilh
Le grand bleu de Besson

Asphodèle :
Heather Mallender a disparu de Robert Goddard

Miriam a lu :
La Fin de notre petite ville de Dimitris Hadzis 
'Antigone de Sophocle
L'Invention de la Vénus de Milo de Takis Théodoropoulos
Le Roman de Xénophon de Takis Theodoropoulos
Coup de gueule concernant les éditions de Nikos Kazantzakis ou plutôt, le fait qu'elles soient toutes épuisées.
Un billet plus général pour nous faire découvrir Nikos Kazantzakis
Le film Zorba le Grec
Un billet sur la Bouboulina
Poème L'Enfant de Victor Hugo 
Alexandre PapadiamantisLes petits filles et la mort
L'Amour dans la neige, recueil de nouvelles de Papadiamantis
Patros Markaris, L'empoisonneuse d'Istanbul 
Petros Markaris, Liquidations à la grecque
PlutarqueVie d'Alexandre le Grand
Ovide, Métamorphoses
Selçuk Altun, Le Sultan de Byzance

Louis des Bernières, La Mandoline du capitaine Corelli 

Elle a aussi vu plusieurs films de Theo Angelopoulos :
Le Regard d'Ulysse
Voyage à Cythère
Alexandre le grand
L'Éternité et un jour

Dominique :
donne la recette du Houmous, bénie soit-elle !

Hérisson (hors pari) nous présente Opération trio, t. 8 : Prophéties en Grèce, conçue par Philippe Alessandri, écrit par Marc Cantin et Isabel.

Mark et Marcel ont aussi fait un lapin à la grecque et Syl. en a également testé la recette




Je sens que j'ai oublié des gens et des billets. Manifestez-vous !

En ce qui concerne le viaggio qui s'est achevé cette semaine, le bilan viendra la semaine prochaine. Mais sachez que la caravane est dorénavant menée par Eimelle qui a décidé de continuer le voyage de façon illimitée !

dimanche 28 juillet 2013

Humeur du dimanche


Quelques nouvelles ?


Je suis revenue à Marseille après une semaine dans la famille et j’ai repris le rythme de publication des billets. Les choses sont sérieuses ici. En ce qui concerne le challenge Destination PAL de Lili (voici le programme), j’en suis à un abandon, à 15 livres lus et 7 billets publiés. Et puis j’ai fait quelques courses :
Hélène Clerc-Murgier, Abbesses, un roman policier historique au cœur du XVIIe siècle
Pierre Loti, Le Livre de la pitié et de la mort, parce que je retournerais bien à Rochefort et sur la côte Atlantique
Et au rayon occasion :
Melville, Moby Dick (et je viens de me rendre compte que je l’avais téléchargé sur la liseuse… oups)
Gabriel García Marquez, Cent ans de solitude
Roald Dahl, Charlie et la chocolaterie
Faulkner, Le Bruit et la fureur
Diderot, La Religieuse
Buzzati, L’Image de pierre
Sienkiewicz, Quo vadis
Bien contente de ces trouvailles !

L'enseigne de Tako San - image M&M

Vous connaissez mon amour pour la bouffe (et cette semaine j’ai commis une délicieuse tarte à la rhubarbe meringuée selon cette recette) donc je me suis emparée de ce petit questionnaire qui circule sur les blogs :

La qualité que je préfère chez un cuisinier :
L’espèce de sincérité qui fait que le cuisinier utilise des bons produits de saison, pas extraordinaires, mais traités avec simplicité et une sorte d’amour aussi.

Le défaut que je trouve le pire chez un cuisinier : 
Ce besoin de mettre tout et n’importe quoi juste dans un plat pour manger. Ce n’est pas la peine de tout utiliser !

L’épice que je préfère :
Comme dit Asphodèle « une seule ? ». Bon, l’ail n’est pas une épice. Donc… je ne sais pas, peut-être le cumin qui donne un bon goût à plein de choses.

Ma madeleine de Proust : 
Je ne parlerai pas de « madeleine » parce que je peux encore espérer manger plusieurs fois de ce plat mythique : la galantine de mamie ! Miam !

Ce qui me hérisse au restaurant :
Le bruit.
 
le château du Coudray. Image M&M

Trois restaurants que j’aime beaucoup :
En premier Tako san : un petit resto japonais (marseillais) pas cher du tout où on mange pas comme ailleurs : beignets au poulpe, onigri et spécialités populaires, loin des grillages/sushi.
Ensuite, Vinoneo où j’ai dû emmener à peu près toutes mes connaissances (à Marseille). C’est très bon, raffiné et original. Le patron conseille le verre de vin qui s’accorde au plat et les desserts sont délicieux !
Enfin, notre grand-mère nous a emmenées, ma sœur et moi, manger au Plaisir gourmand, au château du Coudray. C’est perdu dans les champs, à 20 minutes de Chinon, en pleine Rabelaisie. Un château gastronomique qui n’est pas pour toutes les bourses mais qui répond à tous les critères : des ingrédients simples mais excellents (des tomates, des herbes du jardin, du Saint-Maur, du poisson, de la poulette…) maniés avec un tour de main parfait et cuits en douceur… Les serveurs sont élégants mais souriants et sympathiques. C’est la campagne, y a pas un bruit. Et c’est top !

Ma devise en cuisine :
« ah… j’espère que c’est bon ». Oui, j’ai une énorme confiance en moi.

Sinon la qualité que j’adore chez les mangeurs : ceux qui aiment parler bouffe ! Vous les connaissez, ces gens, attablés à une superbe table et qui racontent leurs meilleurs repas et font miam à l’évocation du moindre ingrédient ? Et qui, traversant la France (ou l’Italie) en voiture trouvent que les noms de bleds ont des noms de fromage/charcuterie ? Voilà, le portrait de mes amis, de ma sœur et de moi.

samedi 18 mai 2013

Humeur du samedi : je me raconte


Pause dans mon récit de vacances… En effet, deux coquines ont profité de mon absence pour m’adresser des questionnaires. L’une est Asphodèle, vendéenne bien connue. L’autre est Virginy, ma complice (tout en discrétion) à VendrediLecture (dont elle est vice-présidente).

Tout d’abord, je dois révéler 11 choses sur moi… c’est donc parti pour les scoops :
J’ai les yeux bleus.
Je n’ai pas l’accent marseillais.
Si je n’ai pas les ongles vernis, je me sens toute nue.
J’ai un Totoro en peluche.
Quand j’étais petite, je voulais faire Zorro pour plus tard.
À la place j’ai un doctorat d’histoire de l’art.
Je n’aime pas le steak haché.
Je préfère Lucky Luke à Tintin.
Il y a toujours un paquet de fraises Tagada dans le placard.
Je suis une fan d’Émilie Jolie.
J’aime les habitudes.


Je réponds aux questions de Virginy :
Mon roman préféré ? Vous n’allez pas le croire : À la recherche du temps perdu.
Si je devais changer quelque chose chez moi… j’aimerais avoir confiance en moi.
Mon rêve le plus fou ? Que la santé de Moustachu… euh… bref, on va dire ne pas avoir à travailler.
Si j’aime cuisiner ? Oui ! Mais je préfère manger.
Le pays que j’aimerais visiter ? Dur de choisir… on va dire les États-Unis.
Ma citation favorite ? Euh… « les sangliers ont mangé des cochonneries » (oui, je sais très bien être de mauvaise foi)
Si j’étais un personnage de roman ? Miss Marple ! Ou Arsène Lupin sinon.
Un objet qui me suit partout ? Mon bâton à lèvres.
Des animaux ? Non et je n’en veux pas.
À part la lecture… la clarinette m’occupe pas mal.
Le temps passé sur le net… des heures chaque jour !



Au tour des questions d’Asphodèle :
Le plus beau jour de ma vie : quand je me suis offert mon opération des yeux (jétais myope avant). C’était mon rêve de voir clair avec mes yeux. Et si j’ai pu me payer cette opération, c’est parce que je bossais, et si je bossais, c’était grâce à ma thèse ! Toute une fierté dont je suis loin aujourd’hui.
Le pire : ça doit être lié à un problème administratif pour ma thèse, quand j’ai cru que je ne pourrais pas la soutenir. Non, en fait, il y a pire, mais je n’en parlerai pas ici.
L’idée qui m’angoisse le plus : je veux du boulot, des sous et une utilité sociale ! Je me sens si inutile des fois.
Le livre que j’offre systématiquement à mes amis : je fais pas ça, moi, je personnalise.
Le livre que j’offre à ma belle-mère ou aux gens moyen-moyen ? (seule Asphodèle est responsable de cette formulation) Non mais là faut offrir des fleurs, à manger. Des cerises en été, c’est toujours très apprécié.
Mon expression ou gros mot préféré : Bordel ! Je le dis sur le même ton que mon père et ma grand-mère.
Si j’aime les vacances… ben oui !
La première chose à laquelle je pense en me réveillant : est-ce que j’ai encore envie de dormir ou pas ?
Si je me vois blogguer dans 10 ans… euh, pourquoi pas ?
Un film où je suis sortie avant la fin : m’en souviens pas.
Ma devise… L’être humain est perfectible. On peut apprendre et s’améliorer sans cesse !



Voilà, satisfaites, les copines ? La semaine prochaine, on retourne en Italie. Photographies de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

samedi 30 mars 2013

Humeur : Deux salons sinon rien !



Le week-end de la semaine dernière je suis allée (pour la première fois) au Salon du Livre de Paris. La raison première était de revoir ou de rencontrer des amis. Marie-Neige tout d’abord, qui m’a hébergée, nourrie et accompagnée. L’équipe de VendrediLecture ensuite…

Certains le savent, je fais partie de VL depuis 1 an et demi à peu près, et j’apprécie cet endroit virtuel où les gens parlent de leurs lectures en toute liberté, sans se connaître, juste parce que fondamentalement les gens aiment parler de ce qu’ils lisent. Je dois dire que cela a pris de plus en plus de place dans ma vie. Aujourd’hui, nous avons décidé de créer une association (la bonne vieille loi de 1901) et j’ai été élue, je suis dorénavant la présidente de VL. J’essaierai d’être à la hauteur de cette confiance qui fait chaud au cœur. Nous avons profité du Salon pour faire notre première AG, un moment historique. Nous étions super excités, parce que VL ne fonctionne que par son équipe, et que nous sommes bien conscients de se lancer dans une nouvelle étape.

Et les blogueurs : Lili, Pauline, George, Sophie, les autres dont j’oublie les têtes et les noms (pardonnez-moi)… Marine ( ???) des éditions Ginkgo. Quelle joie d’échanger quelques mots avec tous ceux qui sont déjà des amis, même si évidemment ce fut trop court.

Mon petit lapin boîte qui attend ses chocolats
Et puis découvrir de petits éditeurs. Ainsi que je l’ai fait remarquer à mes amis, je visite le Salon du Livre comme je le ferai pour le Salon de l’Agriculture : en faisant le tour des stands régionaux ! Le but étant de découvrir de petits éditeurs peu présents en librairie (éditeurs du Mans, du Havre, de Francheville, de Morlaix, etc.) qui parlent avec passion de « leurs » auteurs.
Et… acheter quelques livres.
Jour de grève chez les marmottes de Nicole Snitselaar et Coralie Saudo des éditions Balivernes pour les enfants, Moustachu et moi.
La Tradition de minuit et Brest de Pierre Mac Orlan chez Terre de Brume, le second titre étant parfait pour le challenge breton.
Le Pays des petites pluies de Mary Austin édité par Le mot et le reste parce qu’il y a des femmes écrivains.
Grizzly Park par Arnaud Devillard, toujours chez Le mot et le reste, parce que l’on retrouve les grizzlys, Rick Bass, Doug Peacock et le challenge totem.
En quête de l’inconnu de Robert W. Chambers au Visage vert parce que ça a l’air bien et que le stand était très sympa.
Ton visage de Pascal Millet chez Rue du départ parce que l’éditrice parle tellement bien de sa maison qu’on a envie de la soutenir.
La Méchanceté de la vie du danois Gustav Wied et Siméon l’ascenseurite du roumain Petru Cimpoeşu, chez Ginkgo parce que je commence à connaître la maison.
Halloween. Sorcières, Lutins, Fantômes et autres Croquemitaines de Patrick Jézéquel et Bénédicte Morant pour les textes et Jean-Baptiste Monge et Erlé Ferronnière pour les dessins chez l’éditeur Au bord des continents parce que les illustrations sont magnifiques (et encore un peu de Bretagne)
Icelander de Dustin Long (qui se déroule dans un territoire situé sous l’Islande) et Beraza chussetts de Leandro Ávalos Blacha (avec une zombie argentine) chez Asphalte parce que les filles de la maison d’édition sont des amies d’amie, autant dire des amies.
La Berge des rennes déchus de Jovnna-Ánde Vest et Migrante est ma demeure de Nils-Aslak Valkeapää, tous deux traduits du same, tous chez Cénomane, parce que c’est finlandais !


les poules de Pâques
Aujourd'hui, j'ai passé la journée du samedi à Lyon, aux Quais du Polar. Encore une très agréable journée, très stimulante à tous points de vue. J'y ai retrouvé Pauline et j'ai enfin pu faire connaissance avec Miss Alfie (elle aussi dans l'équipe de VL). Comme c'est agréable de se rencontrer, après tant de temps passé ensemble sur le web. Et j'ai pu retrouver brièvement Asphodèle ainsi que Soène et Somaja, nouvelle occasion de papoter.
Les Quais du Polar ne sont pas organisés par éditeur mais par libraire. Il y a aussi beaucoup d'auteurs, certains très accessibles. Je suis encore revenue chargée :
L'impitoyable questionneur d'Armand Alméras et Jacques Azam, un ouvrage jeunesse dont les dessins m'ont séduite (chez Sarbacane). Il se trouve que le scénariste, Armand Alméras, s'est matérialisé comme par hasard au moment de mon achat, il a donc pu me parler de son travail.
Le Chat du kimono de Nancy Peña, premier volume d'une série policière en bande dessinée (chez La boîte à bulles). La couverture m'a tapé dans l'oeil, le libraire a su me convaincre de la qualité de la série.
Avoir les boules à Istanbul de Marc Villard, à l'Atalante, une histoire de meurtre dans une résidence d'écrivains. Difficile de résister.
Le Tireur de Glendon Swarthout chez Gallmeister, polar et far-west, un formidable duo.
Sommeil d'Haruki Murakami, un nouvelle magnifiquement illustrée chez 10/18. Oui, j'aime les images.
Sur la route 666 d'Alonzo Roadagan, livre offert pour l'achat d'un tee-shirt aux couleurs du Salon.
Enfin, la surprise du Salon : Rosa Montero qui était là, sans personne pour lui parler. Comme j'ai beaucoup aimé sa Folle du logis, j'ai acheté son dernier ouvrage traduit en français : Des larmes sous la pluie, qu'elle m'a dédicacé avec beaucoup de gentillesse.

Les poussins en mousse
Je ne parle pas des badges et des marque-pages. Promis, je vais répondre aux commentaires et actualiser les liens des défis.

dimanche 17 février 2013

Humeur du dimanche : les vrais chiffres

le lieu de l'action

Je crois que l’on va pouvoir officiellement déclarer la fin du déménagement. Bien sûr, il reste un rideau de douche à poser, des portes à peindre, des trucs et des machins à accrocher mais on voit enfin le sol (ultra moche) de notre appart.
Point livres :
Je pense avoir 410 romans. C’est une estimation parce que leur nombre a tendance à augmenter tout seul. Ce nombre rassemble les livres lus, à lire et à relire sans distinction. Pour l’anecdote, Moustachu avait tellement peur que je ne range pas mes livres (qui, à eux tout seuls, sont cause d’un gros bazar) qu’il m’a montré comment scier les planches pour fabriquer mes étagères. Bonne nouvelle : il reste plein de place, je vais pouvoir m’accroître.


À cela il faut ajouter 47 livres d’histoire. Et les livres d’histoire de l’art qui se décomposent en trois formats : les normaux (76), les tout petits (vous savez les brochures que l’on achète dans les églises et les châteaux) (20) et les gros et lourds catalogues d’exposition (56). Ce qui fait très peu si je compare avec mes amis historiens de l’art.
Le total est donc de 609. Ce n’est pas encore colossal comme certain(e)s mais je dirais que je démarre bien dans la vie.

Offrez-moi des serre-livres !
J’ai compté les volumes, mon édition de La Recherche en GF compte pour 10. Je n’ai pas compté quelques bandes dessinées, les revues, les livres de cuisine (Moustachu est persuadé qu’ils tiennent dans un tiroir, laissons-le à ses illusions), les guides de voyage…
Et… cette semaine est arrivée ma liseuse ! Toute belle, c’est une Odyssey qui vient de chez Decitre. Je la découvre tout doucement, je n’ai pas encore eu vraiment le temps de me poser.
Vous l’avez compris, c’est la rentrée pour le blog. D’ailleurs j’ai remis du vernis à ongles et on sent le printemps qui arrive.


dimanche 3 février 2013

Humeur du dimanche



Marie m’adresse ce petit questionnaire, en grande partie en rapport avec les livres, mais pas seulement :

Es-tu une acheteuse compulsive de livres ?
Oui, qui en doute ?
À quelle fréquence achètes-tu des livres ?
Au moins une fois par mois, souvent deux fois.
As-tu une librairie favorite ?
À Marseille, chez Maupetit, qui est grande et tranquille. Mais le fantasme est celle de Banon ! Heureusement qu’elle est un peu loin.
Fais-tu tes achats de livres seule ou accompagnée ?
En générale seule : rester célibataire trop longtemps donne des habitudes d’autonomie. Et je n’aime guère avoir un « regard » sur mes achats. Enfin, acheter des livres est un plaisir solitaire ! Je vais quand même devoir m’habituer à la présence de Moustachu à mes côtés dans ces moments-là.
Librairie ou achat sur le net ?
Les deux mon capitaine.
Préfères-tu les livres d’occasion, neufs ou les deux ?
Les deux.
Te fixes-tu une limite d’achat par mois ?
En théorie non, en pratique oui. Deux livres en librairie, 3-5 sur internet.

Marseille image M&M

Qu’aimes-tu dans le shopping livresque ?
Ah…. J’aime palper les livres, les retourner tous, jeter un œil sur la 4e de couverture et les reposer. J’aime me saisir avidement de livres attendus et repérés dans les critiques. J’aime slalomer entre les tables et me préparer de petits plaisirs de lecture, retrouver un auteur, découvrir un univers. J’aime en éliminer et n’en choisir que deux, en me promettant de revenir plus tard. J’aime repartir enrichie de ces lectures à venir…
À combien s’élève ta wish-list ?
Elle est illimitée… je n’ai pas vraiment de PAL mais dispose d’une « liste d’auteurs à lire » sur un document et cette liste s’allonge, s’allonge. Il y a aussi une « liste de livres » qui comprend la liste des livres repérés dans la presse et sur les blogs. Je compte ne pas mourir avant 100 ans mais je ne suis pas certaine d’avoir le temps de tout lire… tant que j’aurai une liste d’auteurs à lire, c’est qu’il me restera encore plein de temps à occuper !

Marseille image M&M

Cite trois livres que tu veux tout de suite !
Histoire du monde au XVIe siècle de Patrick Boucheron qui vient de sortir en poche ; Livres ! de Murray McCain et John Alcorn qui est pour les enfants ; Les Mystères de Lisbonne de Camilo Casteldo Branco.
Vers quel type de livres te tournes-tu en premier ?
Je ne sais pas quoi répondre… les romans… mais avec ça, on n’ira pas loin.
Pré-commandes-tu tes livres ?
Non.
Pourquoi un tel nom de blog ?
Au départ j’avais pensé seulement à « Chez Marcel » en clin d’œil à Proust mais ça ne me convenait pas, ça me semblait trop facile. L’illumination a été d’ajouter « Mark » : d’abord j’aime les influences multiples, ça me gênait de ne dépendre que d’un seul auteur alors que là, la variété me semblait de bon augure. J’aime aussi le jeu sonore et les initiales que cela m’autorise, « M&M », bien pratique pour aller plus vite.

Monument aux morts des armées
d'Orient. Image M&M

Parle-nous de ton prof préféré.
Euh… pas préférée, mais une des plus importantes, Françoise Froloff (je ne suis certaine ni du prénom ni de l’orthographe) que j’ai eu par hasard lors de ma première année à la fac mais que j’ai pris soin de suivre les deux années suivantes. Une thésarde qui faisait cours en lettres et qui m’a fait découvrir l’analyse littéraire menée avec érudition, intelligence, sensibilité, etc. L’université a de la chance d’avoir de tel(le)s enseignant(e)s.
Quel est ton endroit préféré au monde ?
Mon lit. L’endroit où je dors et où je lis, blottie sous une ou deux couettes, calée par un certain nombre d’oreillers et où rien ne peut m’attendre. Du moins, c’est ce que je crois.
Parle-nous de ton premier concert.
Euh… je ne sais plus très bien… J’hésite entre Mahler et les Rolling Stones… je passe.
Un endroit que tu aimerais visiter.
Liste infinie : Rome, Venise, Cordoue, l’Irlande, Istanbul, New York, San Francisco, Pékin, Shanghai, Tokyo, la Guyane, le Brésil, l’Argentine, le Canada, la Bretagne, le Mucem…

Le David. Image M&M

Parle-nous de quelque chose qui te rend complètement folle en ce moment.
Hum… le nouvel appart avec ses interminables peintures a failli avoir raison de moi. Je commence à rêver de toutes les fringues qui sont encore rangées dans mes cartons… je veux me changer !
Si tu pouvais avoir quelque chose instantanément rien qu’en claquant des doigts, ce serait quoi ?
J’hésite entre la paix dans le monde et la guérison de Moustachu, j’imagine qu’il vaut mieux demander un truc réaliste : le travail ne me fait pas très envie, donc : un bon fauteuil de bureau et une penderie !

mardi 1 janvier 2013

Humeur du mardi parce que c'est le premier


Pour saluer la nouvelle année, je reprends en l’adaptant ce portrait chinois composé de mes lectures de l’année 2012, en écho à celui de 2011. J’ai enlevé et ajouté des questions pour l’occasion :

À la Major. Image M&M
Je suis... La Fille aux yeux d’or (ou presque)
Mon état d'esprit : je me trouve dans Une trop bruyante solitude
Je vis dans L’Aiguille creuse (on peut rêver)
Si je pouvais aller n’importe où... Je ferais un Voyage de Paris à Java
Mes amis et moi... nous sommes en permanence sur Le Pont des arts
Mon moment préféré de l'année, au printemps, quand on se dirige Vers l’autre été
Mon moment préféré de la journée : La Nuit la neige (en réalité, j’aime la nuit mais pas la neige – on fait avec ce qu’on a)
Mon animal préféré : j’aurais pu remettre Les derniers grizzlys mais je choisis finalement Les Vaches en demi-deuil
Ma grande passion : Mes hommes de lettres (qui en doutait ?)
Le défaut qui m'horripile le plus : L’Hiver des hommes
Le métier qui me fait rêver : cette année j’ai eu le choix, ce sera finalement Les Détectives sauvages
Mon histoire d’amour : Yes is more (oui, Moustachu, oui !)
La vie pour moi, est une Éducation sentimentale
Ma grande peur : que se produise un Meurtre chez tante Léonie
J'aimerais mourir... il me faut une belle Mort à Venise (ce serait classe mais je vais attendre encore un peu)
Mon rêve le plus cher est... un Secret absolu...(et je ne savais pas quoi mettre d'autre mais je n'avais pas le coeur de supprimer la question)
Si j'avais un conseil à donner... Dompter la bicyclette (ça peut toujours être utile)
Pour moi, l’année 2012 était Fort(e) comme la mort
Et pour l’année 2013 ? Si elle pouvait être La Folle du logis, ce serait bien.

Cliquez sur les titres, les liens vous mèneront aux billets. Et n’hésitez pas à reprendre le questionnaire en le modifiant si vous voulez.

Ce billet pour vous annoncer la fin de mon contrat à la Fnac et par conséquent le début de mes vacances. Ce blog va partir visiter quelques musées avant de reparler littérature… à bientôt !
Très bonne année à toutes et à tous !





dimanche 29 avril 2012

Les humeurs du samedi-manche. 11.



Cette semaine s’est ouverte par une avalanche de cadeaux et de livres (j’adore les colis surprise !).
Marion – la géniale créatrice de Vendredi Lecture – m’a adressé un colis irlandais : manique et tablier, et surtout…


À la fin de la semaine le petit mouton noir est un peu isolé, les paquets de chocolats et de caramels à la Guiness dévastés. Pour les nourritures spirituelles, elle m’a aussi offert La Vie devant soi de Romain Gary – aucune excuse pour ne pas avancer dans le challenge lancé par Delphine.
 Le même jour, ma sœur m’a offert Le Chapeau de M. Briggs de Kate Colquhoun (parfait pour le challenge victorien), Une collection très particulière de Bernard Quiriny et Le Pont des arts de Catherine Meurisse, que j’ai dévoré et dont je vous parle dans la semaine. Par ailleurs, hier samedi, c'était la fête de la Librairie indépendante que j'ai honoré avec l'achat de Monsieur Shapiro de Benny Barbash (challenge littérature juive) et Ce que savent les baleines de Pino Cacucci (per il viaggio).

Mais revenons à la bouffe…

Les Parisiens branchés connaissent peut-être Rose Bakery et son petit restaurant/salon de thé dans le Marais (ADDENDUM : en fait c'est rue des Martyrs, pas du tout dans le Marais). Pas moi. En revanche je connais son livre Breakfast, Lunch, Tea que je pratique depuis quelques années. Elle y livre des recettes simples et classiques : risotto, élément d’un vrai brunch (compotes, pancakes, scones, tartes salées et sucrées), soupes, cakes salés et sucrés… à mon sens le vrai chef-d’œuvre du livre est la recette du carott cake, une merveille !


Pour aujourd’hui... les pancakes à la ricotta, un délice.

Pour une dizaine de pancakes
200 g de ricotta
20 cl de lait
4 œufs
150 g de farine
½ cuil. à café de sel
1 cuil. à café de levure
un peu de beurre

Séparer les blancs des jaunes des œufs, et battre les blancs en neige.
Dans un saladier, battre la ricotta avec le lait et les jaunes d’œufs pour obtenir un mélange crémeux. Ajouter la farine, puis le sel et la levure. Incorporer délicatement les blancs d’œufs.
Faire fondre un petit peu de beurre dans une petite poêle (à pancakes, à blinis), verser 3-4 cuillerées de pâte et faire cuire une face après l’autre.
Il ne faut pas que le feu soit trop vif, sinon le risque est d’avoir un pancake liquide/pas cuit à l’intérieur et cramé à l’extérieur. Il faut adapter la chaleur à l’épaisseur.
Manger chaud… moi avec du sirop d’érable mais si vous avez du miel, de la compote, du coulis de fruit…


Rose Bakery (de son vrai nom Rose Carrarini), Breafast, Lunch, Tea, Paris, Phaidon, 2007 (et là je découvre que le livre est imprimé à Hong-Kong ????? euh ????).

Ceci est ma deuxième participation au challenge de Syl. Les Livres gourmands.