La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



samedi 27 février 2021

Rouen, église Saint-Maclou

 Le blog est en escale à Rouen. Il y a d’abord eu une balade en ville, puis un billet sur la cathédrale. Aujourd’hui, place à la très belle et très originale église Saint-Maclou.

Construite entre 1437 et 1517, on est en plein gothique flamboyant. Sa façade occidentale s’orne d’un porche avec 5 baies en arc de cercle, surmontées de gables (les machins triangulaires) et de balustrades. Tout cela est sculpté, ainsi que les portes en bois qui datent de la Renaissance.


On a une silhouette originale avec cette avancée qui invite à entrer, cette ligne dynamique. On passe sous le porche presque sans y penser. 



Et les sculptures sont fines et élégantes, très ouvragées. Là aussi, de la dentelle, un jeu d'ombres et de lumière, des détails à admirer sans fin. C'est un chef d’œuvre.

La flèche date elle aussi de la fin du XIXe siècle.


L'église a souffert des bombardements de 1944, mais l'intérieur est très clair, lumineux et léger. Vous voyez la poutre de gloire du XVIIIe siècle qui est toujours en place. Cette poutre sépare la nef et le choeur et porte un crucifix et des sculptures (ici des anges). Ses lignes en courbes et contre-courbes traduisent son appartenance au baroque ! Les poutres de gloire peuvent aussi porter des reliquaires, des chandeliers ou autres objets liturgiques. Elles sont assez peu nombreuses à être restées en place.


Et qui est ce Maclou ? (un vendeur de tapis ? non) Maclou ou Malo est un des sept saints fondateurs légendaires de Bretagne continentale, me dit Wikipedia. Né au pays de Galles et mort en Saintonge. Ses reliques, initialement déposées en Bretagne, ont été dispersées à cause des invasions normandes, ce qui explique la présence d’églises qui lui sont dédiées à Rouen, en région parisienne et à Bruges.

Une silhouette iconique, reconnaissable entre toutes. Un édifice entouré de charmantes ruelles où se promener.

D. Roberts, Porche de Saint-Maclou, 1829, Tate.
David Roberts est un peintre écossais. Les artistes anglais et britanniques ont été les premiers à représenter les édifices médiévaux, à être charmés par ces vieilles pierres et à leur trouver du pittoresque (pittoresque = ce qui est digne d'être peint, étymologiquement). Ils ont commencé par la Grande-Bretagne (où, grâce à Henri VIII, les abbayes en ruine abondent), mais une fois Napoléon parti, ils ont représenté également fréquemment les monuments du continent, notamment les plus proches de chez eux, ceux de Normandie. C'est pourquoi les églises de Rouen ont beaucoup été représentées par des artistes d'Outre-Manche et font souvent partie des premiers contingents d'oeuvres à mettre le Moyen Âge à l'honneur, dans une veine romantique.

Premier billet sur la cathédrale de Rouen.
N’hésitez pas non plus à aller visiter l’abbatiale Saint-Ouen, peu fréquentée, mais très belle et très claire et lumineuse (et très pédagogique si vous voulez étudier l’architecture gothique). Et les vitraux y sont très beaux.

jeudi 25 février 2021

Le destin était un bon narrateur.

 Alberto Ongaro, Rumba, traduit de l’italien par Jean-Luc Nardone et Jacqueline Malherbe-Galy, parution originale 2003, édité en France par Anacharsis.

 

Le héros est brésilien. Il est auteur de romans policiers et il a pris le nom de John B. Huston, en hommage au réalisateur du Faucon maltais, une histoire de quête sanglante sans queue ni tête au ton désabusé. Suite à l’appel d’un ami d’enfance, le voici parti sur les traces de la mystérieuse Cayetana Falcon Laferrere (oui, Falcon). Une histoire d’amour romantique, de vengeance, de règlement de comptes… il dévide le fil d’une histoire aux nombreuses belles jeunes femmes interchangeables, aux hommes riches, aux gamins des rues vivants dans la misère et aux belles villas climatisées.


Le bruit du téléphone que l’on raccrochait était si fort que tout le monde l’entendit dans la petite pièce.


Un roman policier qui se lit très agréablement, avec de multiples fausses pistes et rebondissements sur les traces de Cayetana, qui existe, qui n’existe plus, qui a été rêvée, qui existe quand même. Huston, inspiré par Sam Spade, parvient à démêler tout cela. Il y a moins d’alcool, de tabac et de café que dans le modèle, mais beaucoup plus de rumba et de plantes exotiques. Et de fantasmes, que chacun poursuit à sa manière, qu’il s’agisse d’un amour, d’une famille ou d’un costume blanc.

Je ne l’ai pas lâché.

 

À l’intérieur, un homme et une femme dansaient une rumba en tournoyant l’un autour de l’autre : l’homme bougeait comme s’il voulait offrir son corps à la femme, la femme avançait et reculait comme si elle hésitait entre l’accepter et le refuser. Un mouvement de base. Spirale. Main à main. Changement de position.

 

Ai-je envie de lire à présent La Taverne du doge Loredan ? Bien sûr. De relire L’Énigme Segonzac ? C'est fait ! De relire et de revoir Le Faucon maltais ? Cette idée !

 



 Un roman italien qui adresse un salut au Brésil du mois latino-américain d'Ingannmic et Goran.

mardi 23 février 2021

C’est comme une fascination de vivre cette époque si étrange dans les souvenirs des autres.

 Leonardo Padura, La Neblina del ayer (Les Brumes du passé), parution originale 2005.

 

Mario Conde a quitté la police depuis plusieurs années. Il vit à présent en achetant et vendant des livres d’occasion. Il tombe par hasard sur une merveilleuse et ancienne bibliothèque, un trésor faramineux. Mais entre les pages d’un livre il trouve une coupure de journal à propos d’une chanteuse des années 50… Le mystère commence. Un cadavre suivra.


Ils étaient des milliers, la musique était dans l’air, on pouvait la couper au couteau, il fallait la pousser pour pouvoir passer.


Un roman qui nous plonge d’abord dans les merveilles des éditions anciennes cubaines, livres d’histoire, de géographie, de sciences naturelles, de cuisine, publiés au XIXe siècle et surgis intacts du passé. Il y a aussi le milieu des chanteuses de boleros des années 50-60 quand le monde entier se retrouvait à La Havane pour danser et boire dans les cabarets durant des nuits entières. Des silhouettes qui furent célèbres et qui s’évanouissent peu à peu, dont il ne reste qu’un disque à deux chansons et presque rien. Enfin, il y a la ville misérable des années 2000, avec la crise et la pénurie généralisée, des gens qui ont faim et qui errent dans des pièces vides, des trafiquants de drogue, des taudis qui s’entassent là.

Tout cela est très nostalgique et mélancolique (un poil ringard aussi), mais agréable à lire, malgré (il m’a semblé) quelques longueurs un peu convenues. J’ai apprécié les deux thématiques, bibliophiliques et musicales, qui se croisent sans cesse, les personnages qui gravitent autour de Conde (surtout Yoyi) (le beau gosse a une Chevrolet Bel Air) et l’ambiance qui fait alterner les verres de rhum, les cafés et les cigares.

Je l’ai lu en VO, progressivement, en plusieurs semaines. Je n’ai pas tout compris (loin de là) mais le vocabulaire est rarement bloquant. C’est un espagnol assez simple. On y apprend plein de gros mots aussi (j’espère que les profs le font lire au lycée), d’expressions familières et imagées. Il y a un très bon sens du dialogue.

Un hommage au roman noir, au roman d’atmosphère (Chandler est cité), avec une femme mystérieuse et peut-être fatale, une voix ensorcelante.


P. Colin, Joséphine Baker, Mucem


Tú eres el personage más loco y más comemierda que conzoco, pero me gusta andar contigo. ¿Sabes qué, men ? Tú eres el único tipo legal con quien trato en este y en estos mis negocios. Eres como un cabrón marciano. Como si fuera de mentira, vaya.

 

Tu es le gars le plus fou et le plus mange-merde que je connaisse, mais j’aime bien être avec toi. Tu sais quoi, mec ? Tu es le seul type fidèle à la loi avec qui je fais des affaires. Tu es comme un enfoiré de martien. Comme si tu étais faux.

 

Traduction personnelle.

Bizarrement, "comemierda" n’est pas dans mon Diccionario Salamanca. J’ai traduit les men qui scandent les phrases de Yoyi par « mec », mais bon... sacré Yoyi.

 

Le billet de Claudia Lucia sur le roman.

 De Padura, j'ai aussi lu Adios Hemingway.

Bon pour le mois latino américain de Goran et Ingannmic.


samedi 20 février 2021

Cathédrale Notre-Dame de Rouen

 Le blog passera donc quelques week-end à Rouen. Première étape : l’indispensable cathédrale.

On est d’accord : c’est la plus belle cathédrale gothique de France ! (les autres, merci de vous placer dans la file d’attente).


Elle a été construite du XIIe au XVIe siècle. Sa façade, triple portail flanquée de deux tours, mesure 61 mètres de large (façade occidentale la plus large de France. La flèche en fonte, installée au XIXe siècle, avec son petit clocheton réinstallé après la tempête de 1999, culmine à 151 mètres (c'est aussi la cathédrale la plus haute de France). Notez que le chantier du XIXe siècle a donné lieu à des débats homériques pour savoir s'il fallait restaurer/achever/compléter/embellir les monuments du passé, avec des échanges assez verts entre Paris et la Province.

 

L'intérieur est grandiose. Il y a notamment un vitrail du XIIIe siècle qui relate la légende de Saint Julien l’Hospitalier (lecteurs de Flaubert, au taquet !).


Ne pas oublier l'indispensable portail des Libraires.


Le portail des libraires à l'intérieur : de la pierre finement ouvragée comme de la broderie. À l'extérieur, des dizaines de petites scènes et de personnages à admirer. Quelle inventivité ! Et quel humour !


Si jamais vous ignorez le sens de l'expression "dentelle de pierre", la cathédrale de Rouen a été inventée exprès pour vous.


Quand on séjourne plusieurs jours à Rouen, on joue volontiers à Claude Monet, en la photographiant le matin, l’après-midi, le soir, par temps gris et par soleil. Cette dentelle de pierre est si belle ! 

    

Monet, lui, en a fait 30 tableaux !



 Bon voilà je n'ai fait que montrer mes photos (il faut que je les trie et il y en a beaucoup). Mais venez à Rouen, c'est une très belle ville. Et vous reviendrez d'heure en heure sur le parvis de la cathédrale, attiré par son éclat et sa beauté.

La semaine prochaine... une autre église, presque aussi belle !


jeudi 18 février 2021

Je finis en vous embrassant du plus profonde de mon cœur. Je suis pour la vie votre nièce dévouée.

 Laurence Giordano, Marie Bryck et ses frères. Une histoire de survie et de destin dans la France du choléra, Payot, 2020.

 

Cette lecture s’inscrit évidemment à la suite de celle du Hussard sur le toit !

Ici, c’est un livre d’histoire, le suivi d’une petite vie. Une famille, venue de Moselle pour s’installer à Paris. Famille modeste, petits métiers comme il y en a tant. L’épidémie de choléra de 1849 (pas celle du Hussard donc) fait des ravages et les trois enfants sont orphelins. Giordano suit leur destin, au travers des dossiers d’archives, pris en charge par les institutions caritatives du temps. C’est l’époque où les enfants sont placés très tôt en apprentissage, travaillent aussi durement, où le moindre écart est sanctionné par plusieurs années d’enfermement (début des colonies agricoles pour les garçons mineurs, les maisons de correction, la prison pour femmes de Saint-Lazare). Les édiles sont effrayés devant ces centaines d’orphelins livrés à eux-mêmes, tout en restant bienveillants et paternalistes et en veillant à ne pas être trop sévères selon leurs propres critères (pour nous c’est effarant).


Il s’agit pour les autorités d’extraire « les enfants des rues » dans le but de les « redresser » afin de garantir l’ordre social. Sous le Second Empire, jamais autant de mineurs – 9 896 en 1857 – n’ont été enfermés.


Le livre est d’une écriture totalement plate, mais Giordano parvient à nourrir son propos d’une multitude de petits faits : analyse des documents bien sûr, cadastre qui permet de reconstituer les bâtiments de l’époque, nourriture, modes de vie, métiers disparus, sociabilités diverses, hypothèses… Tout cela est extrêmement concret et c’est ce qui rend le livre très intéressant. Les plus modestes sont ici sous nos yeux.

Je suis frappée par le caractère quotidien et ordinaire des drames qui sont vécus : mort précoce des adultes, absence de Sécurité sociale et de prise en charge médicale, pas de vaccins, pas d’antibiotiques, pas de retraite, enfermement rapide des pauvres, jeunes ou vieux, conditions de vie indignes… C’était il n’y a pas si longtemps. Avec tout ça, ils sont plusieurs à réussir à surmonter les difficultés, à trouver leur place et à fonder une famille. C’est assez émouvant à constater.

 

En juin 1849, l’épidémie poursuit son avancée. Le défilé des charrois qui transportent les corps amoncelés sème la terreur et la désolation dans les rues de Paris ; les cimetières sont encombrés. Chaque jour, une connaissance du quartier disparaît. Le 4 juin, le garçon boucher de la rue Saint-Sébastien, Nicolas Duclos, veuf depuis le décès de sa femme en 1841, et qui élève seul ses deux fils Alfred et Auguste, âgés de huit et douze ans, rend son dernier soupir. Puis, le 5 juin, le charbonnier de la rue d’Antin, Michel Barthomeuf, succombe à son tour.

 

Une autrice.

L. Frederic, Les marchands de craie. Le matin, 1882, Musées royaux Bruxelles


mardi 16 février 2021

Oh ! m’étendre à plat ventre sur le pavé froid, avec ce poids de pierre que je traîne.

 Alejo Carpentier, Chasse à l’homme, traduit de l’espagnol par René L.-F. Durand, publication originale 1956, édité en France par Gallimard.

 

Un concert est sur le point de commencer. La Symphonie héroïque de Beethoven. Les élégants se pressent sur les marches, en ignorant le petit caissier miteux. À peine les lumières éteintes, un homme entre en courant et s’assied au fond de la salle. Un homme qui se cache de la police.

Retour en arrière sur les jours et sur les heures qui ont précédé. Le roman ne comporte pas d’indications très précises, mais nous comprenons que nous sommes en tyrannie, que les étudiants ont tenté une révolution, que le militantisme devient règlement de comptes et assassinats, que l’on trahit et que l’on veut s’enfuir.

Le personnage principal de ce court roman est cet homme traqué, qui fuit la police et ses anciens amis, qui cherche à s’abriter et à manger, perdu dans ses remords de conscience. Nous le suivons dans les rues, évitant les lumières, revenant sur sa vie passée, pressé de toute part par la musique de Beethoven. Il croise une jeune prostituée, le caissier de la salle de concert, sa vieille nourrice. Il erre dans la ville.


Les musiciens entraient en scène, reprenant les instruments qu’ils avaient laissés sur leurs chaises ; les trombones allaient à leurs sièges élevés tandis que les bassons prenaient place au beau milieu d’un grouillement d’arpèges et d’accords dominés par un trille aigu ; les haut-bois, dont les languettes étaient essayées avec des grimaces goulues, s’attardaient en des points d’orgue d’une sonorité pastorale.


C’est un roman très prenant. Un climat d’angoisse saisit peu à peu le lecteur à la gorge. La chasse est en réalité une traque, un piège. Nous voudrions que la symphonie ne s’achève jamais, car nous savons bien que le silence apportera seulement la mort.

C’est le règne de la violence absurde. La grandeur de la musique plane sur eux tous, mais chacun est si minable, ou si prisonnier des contraintes de sa propre existence, qu’elle ne pourra sauver personne.

On retrouve la langue pleine de méandres de Carpentier, assez chargée, pas immédiatement transparente, pleine d’un contenu lourd, charriant les références à la religion chrétienne, aux religions polythéistes, à la tragédie grecque, à la musique. Cette langue peint une ville inquiétante, La Havane, un labyrinthe d’architecture, reflet du labyrinthe des pensées.

 

À noter qu’une courte introduction de l’auteur donne le contexte.


Oh ! ces instruments qui frappent mes entrailles, maintenant que je vais mieux ; celui qui tape sur ses chaudrons, me donnant chaque fois des coups dans la poitrine ; ceux d’en haut, qui retentissent si fort vers moi, avec des voix qui sortent de trous noirs ; ces violons, qui semblent scier les cordes, déchirant, faisant grincer mes nerfs ; ça grandit, ça grandit, ça me fait mal ; deux coups de mailloche retentissent.


S. Nikritine, Le Tribunal du peuple, 1934, Moscou Galerie nationale Tretiakov

Alejo Carpentier sur le blog :

Concierto barroco (C'est mon préféré, je l'ai lu en espagnol et en français, lisez-le !)
Le Partage des eaux
Le Siècle des Lumières (la Révolution aux Antilles et en Guyane, magistral et Claudia Lucia en a parlé la semaine dernière)


Bon pour le mois latino-américain de Goran et Ingannmic.


samedi 13 février 2021

Visite de Rouen

 Reprise des billets touristiques sur le blog.

Cet été, au début du mois d’août, j’ai séjourné 3 jours à Rouen. Je connaissais déjà la ville, y étant passée à plusieurs reprises, mais c’était la première fois que j’y restais de façon un peu prolongée. J’avais envie de bien faire la touriste.

Au programme : la cathédrale et quelques églises remarquables, l’aître Saint-Maclou, le musée des beaux-arts et les autres musées (où se tenait alors l’exposition consacrée à Camille Moreau-Nélaton), sans oublier un boulanger qui confectionne de délicieuses tartelettes.

Ville fondée par les Romains, capitale du duché de Normandie, la mort de Jeanne d’Arc, le commerce fluvial et maritime, les bombardements de la Seconde guerre mondiale, l’université… C’est une vraie belle ville très agréable qui vaut vraiment le voyage !

Rolon est honoré.


Quelques mots sur le Gros-Horloge. Il s'agit d'un beffroi relié à l’ancien hôtel de ville par une arche.

Le cadran marque les heures, les phases de la lune et les jours de la semaine.


Décor sculpté avec la thématique du Bon Pasteur. Le mouton est à la fois un symbole chrétien et l’emblème d’une ville qui a longtemps vécu de l’industrie textile.
Certains détails ne sont pas dépourvus d'humour.

L. J. Lemaître, Gros-Horloge et Fontaine Alphée, coll. privée

À quelques pas de là, le célèbre palais de justice gothique flamboyant et renaissance.

Il porte le souvenir des impacts des bombardements de 1944.

L. J. Lemaître, La cour du palais de justice de Rouen, 1890, Louviers musée municipal

Une belle ville où il fait bon flâner. Restez à l'écoute ! Les semaines suivantes, je vous montrerai mes photos de la cathédrale et de quelques autres lieux remarquables. En attendant le retour des vraies vacances.